Mercredi 30 septembre 2009
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Hello ;)
Je n'en ai pas
encore croisé en réalité restant le plus souvent sur Montréal, mais les ours sont un sujet de conversation commun. La population aujourd'hui dans tout le Québec pour les ours noirs est
estimée à environ 60 000. Biensur, c'est un animal sauvage au départ mais qui se rapproche peu à peu et de plus en plus souvent des habitations dans des petits villages de campagne. Alors on peut
malheureusement rapporter des accidents et des morts d'individus qui ont croisé le chemin d'un ours.
La semaine dernière une femme est morte après avoir été attaquée par un ours noir, dans la région de La Tuque (environ 100 km au nord de Montréal), alors qu’elle faisait du débroussaillage en
forêt : http://www.lechodelatuque.com/article-378233-Attaquee-mortellement-par-un-ours-la-victime-est-identifiee.html
Ce drame devrait-il nous inciter à avoir peur des ours ou à tout le moins, redoubler de prudence lors de nos excursions?
Il y a quelques jours, un autre ours a été capturé pas des policiers dans un quartier résidentiel de la ville de Québec...
http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/regional/archives/2009/09/20090925-123813.html
Ces bêtes sauvages se retrouvent aussi dans les régions de Lanaudière, des Laurentides et des Cantons de l’Est, où la forêt continue est sillonnée de sentiers pédestres. De plus, selon plusieurs
agents de conservation de la faune, les ours sont affamés cette année à cause de la rareté de petits fruits. Par conséquent, on en observe davantage près des habitations, vraisemblablement à
cause des ordures laissées à proximité. Toutefois, sur les sentiers, rares sont les randonneurs qui croisent des ours. Alors, dans quelle mesure y a-t- il un risque?
Des cas isolés?
Au Québec, depuis les 30 dernières années, il y a eu cinq autres attaques mortelles d’ours noir, selon
le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Un cas s’est également produit en septembre, soit en 2002, alors qu'un homme a été tué par un ours lors d’une partie de chasse à l’arc,
en Gaspésie.
Toutes les autres victimes ont été attaquées au printemps ou au début de l’été. Mentionnons une femme en 2008, lors d’une partie de pêche en Abitibi ou un athlète, en 2000, lors d’un entraînement
de jogging aux abords de la base militaire de Valcartier.
Comment expliquer ces attaques? Est-ce la malchance de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment?
Causes d’attaque
Dans son livre Bear Attacks: Their Causes and Avoidance, le biologiste Stephen Herrero, de Calgary, conclut que les ours peuvent attaquer pour deux raisons: se défendre (lorsqu’une
personne les provoque ou les croise par hasard de trop près) ou prendre l’être humain comme une proie.
Si par une terrible malchance, vous étiez attaqué, devriez-vous faire le mort? Selon Herrero, si vous sentez que l’ours vous a pris pour une proie, il faut l’affronter en utilisant n’importe
quelle arme à votre portée (rame, bâton ou autre). Par contre, si l’ours semble agir pour se défendre, le biologiste estime que faire le mort est la meilleure chance de réduire vos blessures.
Mais encore faut-il être capable de faire la différence entre les deux types d’attaque…
Selon lui, il faut davantage se méfier des ours noirs habitués à se nourrir de déchets ou autre source d’alimentation d’origine humaine. Ces derniers craignent beaucoup moins l’homme, l’associent
à la nourriture et peuvent s’avérer plus menaçants.
Les pourvoyeurs
Certains
pourvoyeurs agissent tout à fait à l’opposé des conseils donnés par les spécialistes de la faune, allant jusqu’à nourrir les ours sans crainte, parfois même en restant à leurs côtés. Chose
surprenante, aucun incident fâcheux n’a été rapporté même si cette pratique est courante depuis une vingtaine d’années. Mais peut-être qu’au fond, les pourvoyeurs confirment les constats des
biologistes. En étant nourries, les bêtes s’habituent aux gestes répétés des humains, ne se sentent pas menacées et n’ont pas à se défendre. Ils ne prennent peut-être pas non plus l’homme pour
une proie tant qu’ils ont de quoi manger.
Malgré tout, ce n’est pas une très bonne idée de laisser nourriture et ordures à portée des ours lors d’un séjour en chalet ou sous la tente. On ne sait
jamais.
RÈGLES DE BASE: OURS ET RANDONNÉE
-
Marcher en parlant et en faisant du bruit pour éviter l’effet de surprise chez
l’ours.
-
S’éloigner lentement si on croise un ours. Ne pas courir.
-
En camping ou au chalet, placer nourriture et ordures hors de la portée des
ours.
Informations complémentaires :
http://www.hww.ca/hww2_f.asp?id=83
http://www.mrn.gouv.qc.ca/faune/securite/connaitre-ours-noir.jsp
Article du 1ç septembre sur la menace de l'ours :
http://www2.canoe.com/infos/environnement/archives/2009/09/20090919-070703.html
Grosses bises !